Voyage en Groupe
14 min
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai longtemps cru que voyager seule, c’était un truc un peu triste. Genre la fille perdue avec son sac à dos, à errer dans des rues inconnues. Et puis, un jour, j’en ai eu marre d’attendre que les autres soient dispos. Je suis partie. Juste comme ça. C’était pas prévu, c’était pas hyper bien organisé (bon, j’avais quand même mon passeport hein), mais ça a changé quelque chose. En fait, ça a tout changé.
Voyager seule, ce n’est pas fuir. C’est se retrouver. Ou se découvrir. Ou juste s’ennuyer autrement, dans un autre décor. Parfois c’est magique, parfois c’est nul. Mais au moins, c’est à soi.
Et franchement, aujourd’hui, je ne peux plus m’en passer. Alors si vous aussi, vous sentez ce petit frisson dans le ventre à l’idée de partir seul, voici 10 aventures qui m’ont marquée ou qui sont sur ma (longue) liste.
Je vais être honnête : je ne suis pas hyper fan de la chaleur. Mais il y avait quelque chose dans l’idée de traverser les dunes à dos de dromadaire qui m’attirait. Le désert du Sahara, côté marocain, c’est le genre de paysage qui vous remet à votre place. Gigantesque, silencieux, presque trop beau pour être vrai.
La nuit, on dort dans des camps berbères. Enfin, "on dort"… entre le froid (oui, il fait froid la nuit !) et les étoiles qui vous empêchent de fermer l’œil tellement elles brillent, c’est une expérience. Mais une bonne. Une vraie.
Ce que je n’avais pas prévu, c’est que marcher plusieurs heures dans le sable, ça rend très philosophique. On se tait, on pense, on sue aussi. Et les autres voyageurs ? Il y a une sorte de respect naturel qui se crée. Personne ne joue un rôle ici. Et franchement, ça fait du bien.
Bon, petit conseil : prenez des lingettes. Et oubliez les cheveux propres pendant quelques jours. Mais à part ça, c’est une aventure assez douce finalement. Le genre d’expérience qui ne vous secoue pas violemment, mais qui laisse des traces profondes. Le sable dans les chaussures et les souvenirs dans la tête.
Bali, c’était un pari. J’hésitais. Peur que ce soit trop touristique, trop "Instagram". Mais on m’a recommandé un circuit aventure organisé, en petit groupe. Premier soir à l’hôtel, tout le monde a l’air crevé. On s’est à peine dit bonjour. Et le lendemain, direct levées à 7h pour une rando… comment dire… un peu raide.
Et pourtant, au bout de deux jours, j’avais l’impression de connaître ces gens depuis des semaines. Le guide local, Putu, était incroyable (j’ai encore son rire en tête). Et ce mélange de paysages fous et de moments partagés… c’est ce qui rend le voyage unique.
À Bali, j’ai essayé le surf (raté), la méditation (mieux), et mangé des trucs dont je n’ai jamais su le nom (ça piquait un peu). Ce que j’ai adoré, c’est cette ambiance paisible. Même quand on est crevé, y a une sorte de douceur qui vous entoure. Les temples, les offrandes, les chants… on ne comprend pas toujours, mais on ressent.
Un soir, on a pique-niqué dans une rizière. Juste nous, des lucioles et le bruit des grenouilles. Un autre jour, on s’est perdues sur un chemin en scooter. J’ai cru qu’on allait jamais retrouver la route. Et pourtant, c’est ce genre de petites galères qui font les meilleures anecdotes.
Alors déjà, gros point fort du Sri Lanka : la variété. En une seule journée, on peut grimper au sommet d’un rocher mythique (coucou Sigiriya), se baigner dans une cascade et finir les pieds dans l’océan. C’est compact, mais hyper dense. Il faut aimer bouger, hein. Mais justement, pour un voyage en solo, c’est top : on ne s’ennuie jamais.
Perso, j’ai alterné entre randos tranquilles dans les plantations de thé, et moments plus contemplatifs dans les temples bouddhistes. On m’avait dit que c’était spirituel… je confirme. Même si, à vrai dire, j’ai surtout été touchée par la gentillesse des gens.
Il y a ce fameux train bleu qui traverse les montagnes. Je l’ai pris entre Ella et Kandy. Les portes sont ouvertes, le vent dans les cheveux (et parfois un peu de poussière aussi), les paysages de dingue… j’ai passé le trajet à parler avec une grand-mère sri-lankaise qui m’a offert un bonbon au gingembre. Pas compris un mot, mais le sourire faisait tout passer.
Et les éléphants. Alors, gros sujet. Y en a partout sur les panneaux, les souvenirs… mais je conseille de bien choisir les endroits éthiques. Pas de balade sur le dos, hein. Mais observer un troupeau au bord d’un lac, ça, oui. C’est magique.
Ce que j’ai ressenti là-bas, c’est une sorte de sérénité. Même quand ça bouge, y a une paix. C’est dur à expliquer. Peut-être que c’est l’encens dans les temples, les chants au petit matin… ou juste l’équilibre entre nature et culture. Franchement, ça fait du bien.
Bon, j’ai eu peur. Voilà, c’est dit. La première nuit dans un lodge au milieu de la jungle, j’ai entendu des bruits bizarres. Genre vraiment bizarres. J’étais seule dans une cabane, avec juste une moustiquaire entre moi et la faune locale. Mais après… j’ai adoré. On s’habitue. Et puis, se réveiller avec le chant des toucans, c’est mieux qu’un réveil iPhone.
Il y a quelque chose de vivant partout au Costa Rica. Le volcan Arenal fume au loin, les singes capucins vous regardent de travers depuis les arbres, les plages sont idéales pour le surf (j’ai tenté à nouveau… toujours pas douée). Et la pluie. Ah oui. Préparez-vous à être trempé·e. Mais c’est pas grave. On s’en fout, on est en voyage.
Le Costa Rica, c’est vert. C’est humide. C’est joyeux. Y a ce fameux slogan "Pura Vida" que tout le monde vous dit. Au début, on trouve ça un peu kitsch. Puis on se surprend à le répéter, comme si on comprenait. Je crois que c’est ça le pouvoir de ce pays : il vous contamine gentiment avec son bonheur.
Le Sénégal, c’est l’Afrique de l’Ouest avec une douceur d’accueil incroyable. J’avais un peu d’appréhension. Est-ce que je vais savoir me comporter ? Est-ce que ce sera trop ? Trop chaud, trop fort, trop… je sais pas. Mais en fait, j’ai été tout de suite mise à l’aise. Les gens vous parlent, vous sourient, vous taquinent. Et on mange bien ! (Attention au piment quand même.)
J’ai adoré passer du village de pêcheurs à une ville comme Saint-Louis, où les couleurs explosent. On a fait un atelier batik un après-midi, et j’ai fini avec les mains bleues pendant deux jours. Aucun regret.
Et il y a ces marchés bruyants, les pirogues colorées, les enfants qui dansent pour un rien. Ça bouge, ça vit, et pourtant on sent une force tranquille.
Le lac Retba, dit "lac rose", c’est… surprenant. Déjà, la couleur change selon la lumière. Et puis, on flotte dedans ! Genre vraiment. Je rigolais toute seule en essayant de nager. On dirait une piscine magique. J’en garde un souvenir absurde mais merveilleux.
Franchement, ce n'est pas pour les douillettes. L’Amazonie, c’est pas une carte postale. C’est brut. C’est vivant. C’est moite. On a dormi en hamac, avec moustiquaire intégrée. Et la nuit, les bruits… entre les insectes géants, les singes au loin, et une fois un caïman pas très loin de notre barque, j’ai eu droit à mon shoot d’adrénaline.
Je vous jure que j’ai vu une tarentule de la taille de ma main. Et j’ai (presque) pas crié. Mais au-delà de ça, on a vu des aras, des dauphins roses (oui, ça existe), et même une loutre géante. C’est un peu Jurassic Park, mais en vrai.
J’ai appris à pêcher des piranhas. Avec un fil et un bout de viande. Et j’ai appris à cuisiner des bananes vertes à peu près de dix façons différentes. Surtout, j’ai appris à écouter. À ralentir. À regarder autrement. Et à me taire, parfois.
Alors là… attention. L’Inde, on ne la visite pas. Elle vous traverse. J’ai mis deux jours à m’en remettre en arrivant. Tout est fort. Les odeurs, les couleurs, les klaxons, les regards. Mais on s’y fait. Et ensuite, on devient accro.
J’ai fait un circuit du Rajasthan, en passant par Jaipur, Jodhpur, Pushkar. Chaque ville a son caractère. J’ai eu un coup de cœur pour Udaipur, ses lacs, son ambiance calme au coucher du soleil. Et puis il y a les vaches. Partout. Mais genre, PARTOUT.
On m’avait dit : “prépare-toi à être bousculée”. Ce n’était pas exagéré. Mais à chaque chaos, une perle. Un sourire. Un temple. Une cérémonie. J’ai pleuré en écoutant un chant hindou au bord du Gange. C’était inattendu. Et nécessaire, je crois.
Ce que j’ai ramené d’Inde, ce n’est pas juste un sari et des épices. C’est une nouvelle patience. Une capacité à laisser couler. À prendre du recul. À voir le beau dans le désordre. Franchement, tout le monde devrait y aller une fois dans sa vie.
Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que la Thaïlande ne se limite pas à ses plages (bon ok, elles sont incroyables). Mais le nord… wow. Chiang Mai, Chiang Rai, les montagnes. J’ai fait un trek de deux jours, dormi dans un petit village, mangé du riz gluant avec les doigts et papoté avec une grand-mère pendant qu’elle tissait. Le bonheur.
C’est simple, accueillant, sécurisé. Les gens sont aidants sans être intrusifs. La nourriture est incroyable (même si parfois très piquante), les paysages variés, les transports pratiques. Bref, pour une première fois en solo, c’est une évidence.
Je me souviens d’une journée à Pai. Je ne faisais rien, juste lire dans un hamac, avec une noix de coco fraîche et une vue sur les rizières. Et le soir, j’étais dans un bar à écouter de la musique live. C’est cette balance-là qui fait que la Thaïlande reste dans le cœur.
Madagascar, c’est une aventure dans tous les sens. Les routes ? Un défi. Mais les paysages ? À couper le souffle. Forêts, plages, montagnes, baobabs. Je n'ai jamais vu une telle diversité. Et puis cette terre rouge, partout. Ça colle aux chaussures, mais c’est beau.
Les lémuriens sont les vraies stars. On en voit dans les réserves, mais aussi en liberté. Et les enfants ! Ils courent vers vous en criant “Bonjour vazaha !” avec un sourire immense. On échange des regards, des jeux, parfois des chansons. Pas besoin de parler la même langue.
Là-bas, rien ne va vite. Et c’est dur, au début. Mais j’ai appris à lâcher prise. À ne pas m’énerver parce que le taxi-brousse met 2h de plus. À apprécier le moment. Et ça, c’est précieux.
Je voulais un truc différent. J’ai eu de la glace, du vent, du noir et blanc partout. L’Islande, c’est un peu comme marcher sur une autre planète. J’ai loué une voiture et j’ai fait le tour de l’île en une dizaine de jours. Seule. Avec des podcasts et des sandwiches au skyr.
Chaque jour, une découverte : une cascade géante, un champ de lave, un glacier. Et le soir, les bains chauds. Mon préféré ? Celui de Myvatn. Pas trop de monde, une vue de fou. Et une fois, j’ai vu une aurore boréale en sortant de l’eau. Je tremblais (de froid et d’émotion).
L’Islande m’a obligée à faire face à moi-même. Il n’y avait rien pour me distraire. Juste moi, le vent, la route. Et parfois, c’est ça qu’il faut. Se reconnecter. Ou juste respirer.
Cuba, c’est vivant. C’est spontané. J’ai dansé dans la rue sans savoir danser. Un vieux monsieur m’a montré trois pas et hop, j’étais emportée. À La Havane, on vit dehors. Les gens parlent fort, rient, chantent. On se sent aspirées par l’énergie.
J’ai dormi chez l’habitant, mangé du riz aux haricots et bu du rhum dans des verres douteux. Mais j’ai aussi eu des conversations profondes sur la vie, l’amour, la politique. Les Cubains sont durs et tendres à la fois. Et incroyablement résilients.
On repart de Cuba un peu différent·e. Peut-être à cause des contrastes. Peut-être à cause du rythme lent. Ou juste parce que là-bas, tout est intense. Même les silences.
Il y a ce moment étrange, au retour. Le décalage. L’envie de repartir. On se dit qu’on va tout oublier, mais non. Ça reste. Les sensations, les couleurs, les odeurs. Même les galères deviennent des anecdotes qu’on raconte avec le sourire.
Voyager seule, ce n’est pas juste cocher une case. C’est se prouver qu’on peut. Qu’on ose. Qu’on est capable d’aimer être avec soi-même. Et franchement… ça change tout.
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